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Cette rencontre est coorganisée avec la Maison des Métallos
en partenariat avec le British Council et avec la collaboration du Festival d'Avignon

 


... A propos de Bruno Besana (Berlin, Allemagne)

Bruno Besana a étudié la philosophie à l'Université Paris VIII et a reçu une bourse de recherche de l'Académie Jan Eyck, Maastricht (NL). Il a enseigné la philosophie à l'Université Paris VIII et a notamment travaillé sur les recherches de Gilles Deleuze, Alain Badiou et Jacques Rancière.
 

Quelques liens

ICI Berlin est un institut de recherche  indépendant dédié aux questions culturelles. Les travaux qui y sont développés explorent en particulier dnas quelle mesure des cultures diverses peuvent être animées par des processus de dialogue ou de confrontation. voir


Quelques textes

Identité et excès 

Interview de Bruno Besana par Metahaven (octobre 2008)

1- A un certain point, vous aviez tenté de décourager une institution européenne d'utiliser un message tel que : 'oui à la diversité, non à l'intolérance'. Au lieu de cela vous avez proposé : 'les Européens sont les habitants de l'Europe'. Pourriez-vous élaborer cette proposition fort intéressante?
Qu’est ce qu’il se passe quand je dis « oui à la diversité, non à l’intolérance » ? Or, sans que celui qui la prononce s’en rend compte, cette phrase, qui parait soutenir un partage politique entre tolérants et intolérants, est en réalité une photographie de l’état de fait actuel, au vrai dire assez réactionnaire. En particulier elle n’implique aucune recomposition de la société autour de la présence des immigrés, mais affiche une simple tolérance octroyée, et elle ne touche pas ainsi au problème fondamental de la différence de statut et de droits. Lire la suite

 

Le vide et le commun

L’ensemble des pages qui suivent ont pour tâche de donner des éléments de support à l’idée, que je voudrais ici avancer, qu’il est inutile, voire dangereux, de rechercher une identité commune, fut elle large, partagée, ouverte. Et ceci non pas parce que ce qu’il faudrait alors rechercher serait le particularisme, la division, la négotiation entre une multiplicité d’identités qui vivent de manière autonome l’une à côté de l’autre, quant plutôt car la seule communauté possible, réellement universelle, est celle où l’on met en commun les actions, toujours singulières, qui défont les modes courantes d’identification d’une communauté, en insérant à son intérieur une fracture, un vide, une distance critique qui met en cause tant l’identité de la communauté que les exclusions que celle-ci produit. Lire la suite