
Représentatives des mutations sociétales en cours, les métropoles européennes sont animées de profondes transformations (hétérogénéité des structures, densification et segmentation des espaces, diversification des populations, nouvelles mobilités physiques et virtuelles). Elles doivent aujourd'hui réinventer leur mode même de fabrication, de développement et de vivre ensemble : d’anciennes villes marquées et organisées d'après le modèle et l’image du pouvoir à des métropoles contemporaines inclusives et ouvertes sur des espaces européens et mondiaux. Elles renferment, plus particulièrement dans leurs interstices, une réserve d’invention et d’expérimentation – notamment citoyenne : économies alternatives, nouveaux modes de rapport à l'autre et de vie en commun, nouvelles gouvernances et formes de militantismes ou encore recomposition de notre rapport à la nature. Ce sont ces interstices, ces nouvelles zones de frottement et d'interaction que nous souhaitons questionner dans une perspective culturelle, citoyenne et européenne, ainsi que le rôle et la place des expérimentations artistiques dans leur mise en vie. Deux enjeux nous semblent dans ce cadre plus particulièrement important : celui de la réinvention de nouvelles formes de citoyenneté – en s’appuyant sur le rapport à la diversité culturelle, d’une part, celui de la fabrique de cette citoyenneté -, d’autre part.
Bruno Besana, Chercheur en philosophie, ICI Berlin - institut de recherche dans le domaine culturel (Allemagne) En savoir plus
Anika Barkan, artiste performeuse, travaillant en particulier sur les questions de gouvernance, Coreact, (Danemark) En savoir plus
Emina Visnic, directrice de l'institution POGON - Centre de Zagreb pour la Culture Indépendante et la Jeunesse (Croatie) En savoir plus
Table ronde modérée par Jean-Claude Pompougnac En savoir plus
Conversations avec Edouard Glissant
Edouard Glissant est l’un des penseurs contemporains les plus marquants. Dans les années 80, ses théories sur la créolisation, la diversité et l’identité culturelle, présentées dans son ouvrage 'Le discours Antillais' (1981) fut le texte fondateur pour les littératures mineures pour définir les notions d’identité politique, identité des études sur , ont été considérées comme les textes fondateurs des études sur le multiculturalisme, les identités politiques, les minorités littéraires. Dans les années 1990-2000, le travail d’Edouard Glissant s’étend au-delà de la simple considération de la mise en relation entre le signifiant et le signifié et la reconnaissance de l’altérité. Il développe alors une théorie qu’il nomme “Poétique de la relation,” et “Tout-Monde,” dans laquelle le concept de “Relation” est perçu en tant qu’une entité autonome, se déplaçant entre les sujets mus par l’énergie, la poésie et la diversité.
Constitutive, de façon de plus en plus riche et complexe, des métropoles contemporaines, la diversité culturelle trouve son miroir dans un paysage urbain façonné d’usages et de traces renvoyant aux cultures multiples de ses habitants. Ces signes accumulés se posent comme éléments de différenciation tout autant que comme indices d’identités hybrides. (en savoir plus, s'inscrire à l'atelier)
Au regard des transformations sociales européennes – et de celle des métropoles contemporaines, la question de nouvelles formes de citoyenneté et de vivre ensemble implique de poser la question des espaces de négociation et de fabrique collective de cette citoyenneté entre différents groupes humains. en savoir plus, s'inscrire à l'atelier
Panel 1: Des pratiques pour une mise en jeu des questions citoyennes
Représentants des deux ateliers de travail
Jérôme Bouvier, projet Clichy sans Clichés / projet Villa Médicis des Banlieues du monde
Pablo Georgieff, atelier d'architecture Coloco En savoir plus
Panel 2: Construction de la citoyenneté : trois approches
Béatrice Giblin, géographe, spécialiste de géopolitique, professeur à l’Université Paris VIII, fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique En savoir plus
Yvette Masson Zanussi, Forum européen des politiques architecturales En savoir plus
Hortense Archambault, co-directrice du festival d'Avignon En savoir plus
Nous on voulait une vie choisie,
une vraie vie quoi, juste la vraie vie....
Vivre ensemble ? Faire société ? Voilà deux questions auxquelles, chaque année, douze jeunes réalisateurs se trouvent confrontés. Cela se passe à Lussas, en Ardèche. Il s’agit de réaliser un film collectif. Faire un film à douze ? C’est – nécessairement – aller à la recherche, parmi les contemporains, d’une réalité sociale et humaine faisant écho aux questions que soulève une pratique cinématographique collective. Au printemps 2008, ce monde, c’était Balazuc : une communauté de vie et de projet, un village perché, un lieu où ne vient aucune voiture mais dans lequel, ce printemps-là, les dynamiteurs arrivent.
Réalisation collective des étudiants du Master de réalisation documentaire de création Promotion 2008/2009 Ardèche Images – Lussas / Universite Stendhal – Grenoble
Camille AURELLE - Mahsa KARAMPOUR
Fabien BLANCHON - Hélène MOTTEAU
Aurelie COLLIGNON - Franck MOULIN
Nicolas GIULIANI - Julien OBERLANDER
Laetitia JACQUART - Stéphanie REGNIER