Au début des années 2000, on comptait plus de 3 000 groupes d’intérêts à Bruxelles.
Au-delà des organes consultatifs institutionnalisés (CESE et comité des régions), la commission a développé des pratiques larges de consultation. Elles concernent tout type d’acteurs intéressés (ONG, autorités locales et régionales, société civile organisée, experts techniques et académiques, etc) et peuvent s’établir selon plusieurs modalités (livre vert, livre blanc, communication, forums, ateliers, groupes consultatifs permanents ou consultations sur internet). L’importance plus particulière de la société civile a été formalisée dans le livre blanc sur la gouvernance de 2001.
Dans ce livre blanc, la commission s’est également engagée à assurer une rationalisation progressive de ces consultations avec des normes minimales de consultation permettant de structurer le dialogue.
Pour la mise en œuvre de l'agenda culture, et dans le cadre des nouvelles méthodes de travail proposées, la commission européenne a souhaité s’engager dans un dialogue structuré avec le secteur culturel.
Pour la commission, ce dialogue structuré doit fournir le cadre pour l’échange régulier d’avis et de bonnes pratiques, la contribution au processus d’élaboration des politiques, le suivi et l’évaluation.
L’établissement de ce dialogue passe pour la commission par 5 types d’actions : établir une cartographie du secteur, mettre en place un Forum culturel et favoriser l’émergence d’un ensemble de plateformes d’intervenants, encourager l’expression d’opinions représentatives par des artistes et intellectuels de niveau européen (« ambassadeurs culturels »), encourager la poursuite des travaux des partenaires sociaux des secteurs culturels et introduire une dimension culturelle dans les débats publics européens.
Suite au premier Forum culturel européen de Lisbonne (septembre 2006), et suite à un appel à manifestation d’intérêt lancé par la commission en mars 2008, deux plateformes représentatives d’acteurs culturels issus de la société civile ont été mises en place en juin 2008 :
- l'une sur l'accessibilité à la culture (avec trois groupes de travail : apprentissage/éducation, création/production, participation/ public) (voir les participants)
- l'autre sur les industries culturelles et créatives (avec 5 groupes de travail : environnement - en particulier, environnement règlementaire, PME, échange et exportation à l'ère de la mondialisation, circulation des œuvres et des artistes et interface "création-industrie") (voir les participants)
Elles viennent compléter la plateforme déjà mis en place sur le dialogue interculturel (voir le site)
Pour plus d'informations sur les plateformes (participants, organisation du travail, groupes de travail internes, etc), consulter la page dédiée sur le site de la commission (consulter)